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(par Dominique Paques)

Pour travailler vos photos après prise de vue, ce que l'on appelle post-traitement, il existe une multitude de solutions.  L'idéal restant bien sûr le post-traitement Raw :  avec l'immense avantage de ne pas abîmer l'image d'origine, de pouvoir y revenir à tout moment, ainsi que de reprendre les modifications comme sans interruption.

Chez Adobe, c'est Camera Raw qui prend cela en charge :  au départ simple plugin de Photoshop, il en prend progressivement ses distances pour s'en libérer en toute autonomie sous la dénomination de Lightroom.

Ce programme permet le post-traitement photo avec une facilité d'ergonomie déconcertante :  tous les réglages sont accessibles par des curseurs en plus des valeurs chiffrées.  Les modifications sont visibles en temps réel.

La seule difficulté notable réside dans les appellations de certains réglage, difficulté d'une part lexicale d'un vocabulaire spécialisé en pleine évolution, d'autre part linguistique avec la délicate traduction d'un vocabulaire technique anglais vers la langue française.

Cette difficulté est particulièrement présente dans les réglages qui touchent à la luminosité :  clarté, tons clairs, tons foncés, blancs, noirs, exposition, contraste, température... c'est parfois à s'y perdre !

Pour faire simple, voici un petit tutoriel qui vous montre ma méthode avec des mots à moi :  je l'ai voulu très synthétique et imagé.  Résolument simple, au risque d'être simpliste. Quelques remarques préalables s'imposent donc, dont certaines formulées par Marcel Delhez (merci à lui !) :

  • Cette méthode laisse de côté le réglage "Exposition" :  il permet de rectifier la luminosité globale de l'image, résultat des paramètres fixés automatiquement par l'appareil photo ou manuellement par le photographe.  Ces paramètres sont la sensibilité, la vitesse et le diaphragme. 
    Ce réglage "Exposition" peut être modifié à tout moment du post-traitement :  pour ma part, je le mobilise à la fin de ma procédure, en ajustement final.
  • Le réglage "Contraste" est également laissé de côté :  pour autant, le contraste n'est pas négligé.  Au contraire, il se trouve affiné par ce que j'appelle "Double Contraste" :  contraste dans les hautes et basses lumières, tons clairs/blancs, tons foncés/noirs. 
  • Le réglage "Clarté" est certainement le plus mal traduit ("Clarity") en anglais.  En français, ce terme fait plutôt référence à une question de luminosité, où "clarté" s'opposerait à "sombreur", "obscurité" ou "noirceur".
    En fait, ce terme de "Clarté" s'applique au domaine de la netteté :  on peut parler de "contraste des contours", "micro-contraste", ou "netteté des bords".  Le terme qui se rapproche le plus de ce concept serait le "piqué", terme déjà utilisé en photo argentique.
    Ce réglage joue sur des contrastes de luminosité appliqués localement sur les contours.  Il va donc influer sur la luminosité globale de l'image :  c'est pourquoi je l'applique en premier, avant d'ajuster la luminosité globale.
    Trop de "Clarté" risque de provoquer un phénomène de halo sur les conteurs ;  il peut également, de par sa nature, accentuer des détails indésirables comme les rides, taches de rousseur ou petits défauts de la peau.  Plus généralement, cela amène presque systématiquement du "grain", appelé aussi "bruit" en photo numérique :  on pourra atténuer cet effet en jouant sur la "réduction de bruit", notamment avec le réglage de "Luminance". 
  • La température de couleurs :  corrige l'équilibre entre les tons jaunes et les tons bleus.  Entre la lumière du soleil et les ombres.  C'est donc une question de choix, de ce que l'on veut dire avec notre photo :  dans celle prise en exemple, on avait le choix entre l'ambiance coucher de soleil (tons jaunes) et l'ambiance lever de soleil (tons bleutés).  L'option prise dans cet exemple est celle du coucher de soleil, mais l'autre option aurait été aussi pertinente.
  • Les valeurs de correction appliquées dans cet exemple, ne sont bien évidemment pertinentes que pour cet exemple.  Les valeurs courantes signifiées ne sont là que pour donner une tendance moyenne.  Le contrôle le plus efficace restera toujours la visualisation en temps réel des correctifs appliqués.
  • Dernier conseil avant de démarrer la procédure :  ne perdez pas de vue les "Instantanés".  Un premier nommé "0" permet de revenir à l'image d'origine.  Par la suite, on peut créer un nouvel instantané chaque fois que l'on juge être parvenu à une version intéressante de l'image.

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